Monsieur le Préfet,
Des révélations de Streetpress du 23/10/2026 montrent que vos services ont indiqué, à tort, que votre arrêté du 23/10/2026 portant interdiction des équipements de protection individuel (EPI) s’appliquait aux journalistes. Ils auraient été démentis par la suite.
Vu les communications particulièrement contradictoires des dernier jours, nous estimons nécessaire de rappeler que les observateurs indépendants, comme les journalistes, peuvent porter des équipements de protection individuels et se maintenir après les ordres de dispersion.
Ces droits sont expressément prévus par le Pacte international relatif aux droits civils et politiques de l’ONU et confirmées par le Conseil d'État dans son avis sur le SNMO, 10ème - 9ème chambres réunies, 10/06/2021, 444849, Publié au recueil Lebon.
Par suite, nous vous informons que l'Observatoire Marseillais des Pratiques Policières (OMPP) déploiera aujourd'hui plusieurs observatrices et observateurs, qu'ils et elles porteront des équipements de protection individuels (EPI) fournis par la LDH et qu'ils et elles poursuivront leur mission d'observation autant que nécessaire, même après les ordres de dispersion.
Les sections marseillaises de la LDH et du SAF vous demandent de veiller à ce que l'ensemble des agents des forces de l'ordre soient bien informés de ce que les observateurs et observatrices indépendants, et notamment ceux de l'OMPP, parfaitement reconnaissables avec leurs chasubles blanches floquées OBSERVATOIRE (voir photo page 3), bénéficient du même statut que les journalistes, qu'ils ont le droit de porter ces EPI et ne peuvent être entravés dans leur mission d'intérêt général.
Marseille, le 24/10/2026
La LDH Marseille
Le SAF Marseille